LE CADRE GÉOGRAPHIQUE

Maria Elodia TERRES
Professeur de Géographie
Université Nationale Autonome de Mexico

La superficie du Mexique est de 1 964 375 Km². Il est divisé politiquement en trente et un États et un District fédéral, siège des pouvoirs du Gouvernement fédéral.

LE RELIEF Le Mexique forme la partie sud, la plus étroite, de l'Amérique du Nord. En réalité, son territoire est compris, pour une part, en Amérique du Nord, et pour l'autre, en Amérique centrale. On a comparé sa forme à une corne d'abondance, largement ouverte vers le nord, où elle confine aux États-Unis d'Amérique, et dont la partie inférieure rétrécit et s'incurve vers l'est où elle est limitée par la République du Guatemala et le Bélice. À l'est et au sud-est, le littoral mexicain baigne dans les eaux du Golfe du Mexique et de la Mer des Caraïbes, et à l'ouest et au sud dans celles de l'Océan Pacifique.

Le Tropique du Cancer traverse le territoire mexicain vers son milieu, de sorte que la partie nord, plus étendue, correspond à la zone tempérée, et la partie sud, beaucoup plus étroite, à la zone torride ou intertropicale.

Résultat d'une intense activité tectonique qui a plissé, interverti, disloqué, fracturé, enfoncé, projeté de grandes masses rocheuses, le relief mexicain est très accidenté : il comporte de grandes chaînes de montagnes, dont les pics dépassent 5.000 mètres, de vastes plateaux, de grandes dépressions et de profonds ravins.

Trois chaînes de montagnes - prolongement de celles qui traversent du nord au sud l'ouest des États-Unis forment la partie du territoire mexicain qui constitue le sud de l'Amérique du Nord : la Sierra Madre Orientale, prolongement des Monts Wasacht ; La Sierra Madre Occidentale, prolongement des Montagnes Rocheuses, et la Sierra de Basse Californie, qui fait partie de la Chaîne côtière. Ces trois grandes cordillères, dont chacune est formée de plusieurs rangées de montagnes, sont orientées, dans l'ensemble, du nord-ouest au sud-est.

Les deux Sierras Madres ceinturent le Haut Plateau Mexicain, dont la limite sud est constituée par une énorme masse montagneuse formée de cônes volcaniques et de blocs de lave, connue sous les noms d'Axe Volcanique ou de Système Tarasque Nahoa. C'est sur ce Haut Plateau que se dressent, le long d'un axe ouest-est, les sommets les plus élevés du pays : le Pic d'Orizaba ou Citaltépetl, le Cofre de Perote, la Malinche, le Popocatépetl, l'Iztaccíhuatl, le Nevado de Colima, le Volcan de Colima et d'autres encore.

Une autre chaîne volcanique, la Sierra de Zacatecas, parcourt le Haut Plateau du nord-ouest au sud-est, depuis la Sierra Madre Occidentale, un peu au nord du Tropique du Cancer, jusqu'à la Sierra Madre Orientale qu'elle atteint à la hauteur de l'Axe Volcanique.

En des temps reculés, une série d'affaissements creusa le Golfe de Californie créant une longue et étroite langue de terre, la Péninsule de Basse Californie, qui s'étend parallèlement à la Sierra Madre Occidentale.

Le Haut Plateau commence dans l'Axe Volcanique et se prolonge à l'intérieur du territoire des États-Unis. Parcouru de nombreuses sierras transversales, le relief du haut plateau est accidenté. Les Sierras de Zacatecas le divisent en deux parties assez étendues : Ia Meseta ou Plateau de l'Anahuac au sud et les plaines boréales ou Région des Bolsones au nord.

Cette partie, formée d'une série de plaines légèrement affaissées par endroits, est la plus étendue. Jadis, ces nombreuses dépressions étaient probablement des lacs qui furent asséchés par l'évaporation et le manque de pluies. On les appelle bolsones, c'est-à-dire " grandes poches ". Les plus importantes sont : la Vallée du Salado au sud-est, le Bolson de Mapimi au centre, le Bolson de los Indios Pueblos au nord-ouest.

Le Plateau de l'Anahuac, la région la plus élevée du pays, est situé au sud de la région des bolsones. Elle est limitée à l'ouest par la Sierra Madre Occidentale, au sud par l'Axe Volcanique et à l'est par la Sierra Madre Orientale. Les sierras de Zacatecas la coupent en deux parties : la première, plus vaste, le Bassin du Lerma, se situe à l'ouest. La seconde, plus étroite, le Bassin du Panuco, se trouve à l'est.

Le sud du territoire mexicain fait partie de l'Amérique centrale. La Sierra Madre Méridionale, située assez près du littoral, parcourt cette région d'ouest en est, jusqu'à l'isthme de Tehuantepec, la portion la plus étroite du pays.

Au sud de l'Axe volcanique, entre la Sierra Madre Méridionale et la Sierra Madre Orientale, se dresse un massif rocheux connu sous le nom de Escudo Mixteco et, à l'est une région de haute montagne au relief inextricable et escarpé. C'est la région du Cempoaltepetl, dont les pentes s'élèvent abruptement depuis les terres basses de l'isthme de Tehuantepec.

Le versant méridional de l'Axe Volcanique, taillé presque à pic, descend trois ou quatre mille mètres jusqu'à des dépressions de deux cents mètres, formant un énorme bassin de forme triangulaire connu sous le nom de Dépression Australe ou Bassin du fleuve Balsas. La Sierra Madre de Chiapas et la Sierra Madre Orientale constituent les deux autres côtés de ce triangle gigantesque.

À l'est de l'Isthme il existe une autre section montagneuse, formée de plusieurs cordillères parallèles orientées d'ouest en est qui constituent la Sierra Madre de Chiapas, dont les premiers escarpements se dressent non loin du littoral du Pacifique. Les plissements de cette chaîne circonscrivent les Plateaux Centraux de Chiapas, les plaines de Tabasco et celles de Campêche qui descendent en pente vers le nord jusqu'à rejoindre le Golfe du Mexique. Ces plaines relient au territoire mexicain une grande dalle de calcaire, légèrement inclinée vers le nord, qui forme la Péninsule du Yucatan, dont le Golfe du Mexique baigne les côtes nord et ouest, et la Mer des Caraïbes, la côte est.

CLIMAT  Tributaire de deux zones climatiques différentes et doté d'un relief extrêmement varié, le Mexique possède une grande diversité de climats. Si sa météorologie n'était influencée que par la latitude, les régions méridionales jouiraient de températures assez uniformes durant toute l'année et les régions septentrionales seraient relativement tempérées. Mais les différences d'altitude, l'orientation des chaînes de montagnes par rapport aux vents dominants et l'éloignement de la mer, confèrent une grande variété au climat.

Les sommets des plus hautes montagnes sont toujours enneigés. Le Plateau de l'Anahuac et du Chiapas, jouissent en revanche toute l'année de températures douces bien qu'ils soient situés dans la zone torride, tandis que les régions basses, comme celles situées à proximité des côtes -  la Péninsule du Yucatan, l'isthme de Tehuantepec et les plaines de Tabasco et de Campêche - connaissent des chaleurs extrêmes.

Les vents alizés du nord-est, qui prédominent sur le territoire mexicain, pénètrent par le Golfe du Mexique, chargés d'humidité et provoquent des pluies abondantes sur les versants orientés vers le Golfe du Mexique en se heurtant aux contreforts de la Sierra Madre Orientale et de la partie nord des Plateaux du Chiapas. Les alizés sont donc déjà presque secs lorsqu'ils atteignent le Haut Plateau, l'Escudo Mixteco et les Plateaux du Chiapas, de sorte que ces régions sont beaucoup moins pluvieuses. La région des Bolsones, la plus étendue du Haut Plateau, est beaucoup plus sèche encore et comporte des zones entières qui sont de véritables déserts. Outre que cette contrée est fort éloignée de la mer, sa sécheresse est, là aussi, due au fait que les vents l'atteignent après avoir déchargé leur humidité sur les versants extérieurs des cordillères qui la délimitent. Le manque de pluies dans ces territoires explique que les températures y soient extrêmes. Les étés y sont très chauds et les hivers froids, car, en plus, ces régions subissent l'influence de vents froids du nord du continent qui traversent le Golfe du Mexique et la Mer des Caraïbes.

Le versant du Pacifique est moins pluvieux que celui du Golfe du Mexique, parce que les vents alizés y arrivent presque secs  mais, pendant l'été, les régions méridionale et occidentale reçoivent des pluies irrégulières provoquées par les cyclones de l'Océan Pacifique qui passent sur le territoire mexicain en route vers le nord du Golfe du Mexique. Comme leur position plus septentrionale les prive de cette influence, la Basse Californie et le nord-ouest du versant du Pacifique sont d'authentiques déserts.

HYDROGRAPHIE  Malheureusement, les climats secs ou mi-secs dominent sur plus de la moitié du pays et ce manque d'humidité se répercute sur le régime fluvial. La plus grande partie des cours d'eau mexicains sont torrentueux en période de pluies, mais ont des étiages si faibles quand il ne pleut pas, qu'ils s'assèchent presque complètement. En revanche, beaucoup de ces fleuves débordent durant la saison des pluies. Très peu d'entre eux ont un débit permanent. L'embouchure de presque tous ces cours d'eau ne permet pas l'accès aux grands navires.

Les hautes chaînes montagneuses des Sierras Madres déterminent deux grands versants extérieurs : l'un face au Golfe du Mexique, l'autre face à l'Océan Pacifique. De plus, le relief mexicain comporte de profondes dépressions sans ouverture sur la mer, qui constituent autant de bassins fermés.

Nous ne citerons ici que les principaux cours d'eau de chaque versant océanique. Le fleuve le plus au nord du versant du Golfe du Mexique, le Rio Bravo se forme dans les Montagnes Rocheuses aux États-Unis et, dans son cours moyen, délimite une partie de la frontière entre le Mexique et ce pays. Il finit son cours près du port de Matamoros. Comme la plupart des régions qu'il traverse sont extrêmement sèches, son débit est faible, sauf pendant la saison des pluies et il n'est guère navigable. De plus, on utilise ses eaux pour l'irrigation.

Le Rio Panuco naît, sous le nom de Rio Moctezuma, dans le bassin oriental du Plateau de l'Anahuac. Dans son cours inférieur, il reçoit le nom de Panuco jusqu'à son embouchure sur le Golfe du Mexique, au niveau du port de Tampico.

Le Rio Papaloapan prend naissance à la jonction de deux cours d'eau : le Tehuacan, qui descend du sud-est des Sierras de Puebla, et le Quiotepec, issu de la Sierra Ixtlan. Après avoir serpenté le long d' un étroit canon qu'il a creusé dans la Sierra Madre Orientale, ce fleuve reçoit l'apport de plusieurs affluents sur ses deux rives. Dans son cours inférieur, il traverse une plaine basse et inondable avant de se jeter dans la lagune d'Alvarado, à côté du port du même nom.

Le Coatzacoalcos est un fleuve au débit abondant. Il prend sa source dans la Sierra Atravesada et débouche au nord de l'Isthme de Tehuantepec. Le port de Coatzacoalcos est situé près de son embouchure.

Les plaines de Tabasco, les plus basses du Mexique, sont traversées par trois fleuves qui, avec leurs affluents, constituent un véritable réseau hydrographique. Deux d'entre eux, le Mezcalapa ou Chiapas, et l'Usumacinta, naissent au Guatemala. Le Grijalva se forme à la confluence de deux autres fleuves au sud de Villahermosa, la capitale du Tabasco. Le Grijalva est un fleuve court, mais dont les eaux sont très abondantes. Il se jette dans le Golfe du Mexique à hauteur de la barre de Frontera. Aux époques de crues, il reçoit les eaux d'un des bras du Mezcalapa sur la rive gauche et, sur la rive droite, celles d'un des bras de l'Usumacinta lequel, avant de déboucher, se divise en trois bras : celui de droite reçoit le nom de Palizada, celui du centre, de San Pedro, et celui de gauche - qui conflue avec le Grijalva, conserve le nom d'Usumacinta. Sur une grande partie de son cours moyen, il marque la frontière entre le Mexique et le Guatemala. Il est navigable sur presque toute sa longueur, soit 300 Km.

Voici, du sud au nord, les fleuves les plus importants du versant du Pacifique.

Le Rio Balsas prend naissance à la confluence de plusieurs rivières qui coulent, comme le Balsas lui-même, d'est en ouest entre l'Axe Volcanique et la Sierra Madre du Sud. Le lit de ce fleuve se situe dans la Dépression Australe. Son cours principal se jette dans l'Océan Pacifique sous le nom de Rio Zacatula.

Le Bassin du Lerma, qui occupe la portion occidentale du Plateau de l'Anahuac, est beaucoup plus étendu que celui du Panuco, situé à l'est. Le Rio Lerma prend naissance au pied du Nevado de Toluca. Il coule d'est en ouest et se jette dans la partie est du Lac Chapala. C'est dans ce lac, mais dans sa partie nord, que naît le Rio Santiago. Ce fleuve coule en direction du nord-est et verse ses eaux dans le Pacifique, à hauteur du port de San Blas.

Plus au nord, le Mayo est formé grâce à l'apport de plusieurs cours d'eau qui descendent des sierras dans de profonds ravins. Son cours est rapide avant d'atteindre le sud-ouest de la plaine côtière, puis ses eaux s'écoulent lentement jusqu'à la baie de Santa Barbara.

Le Yaqui est le fleuve le plus important du versant du Pacifique et son bassin est un des plus vastes du pays. Il descend de la Sierra en empruntant de très beaux cañons sauvages et serpente au milieu de paysages magnifiques. L'apport de nombreux affluents viennent gonfler son débit avant qu'il ne se jette dans l'Océan près du port de Guaymas.

Tributaire du Golfe de Californie, le Rio Colorado prend sa source dans les Montagnes Rocheuses. Seuls 90 Km du parcours de ce fleuve se trouvent sur le territoire mexicain. Avant de parcourir une partie de la Basse Californie, un segment de son cours inférieur sert de limite entre le Mexique et les États Unis.

De nombreux cours d'eau naissent dans la région nord-ouest du versant pacifique de la Sierra Madre Occidentale, mais, étant donné l'aridité de la région, rares sont ceux qui parviennent jusqu'au Golfe de Californie. Leur débit s'épuise avant, soit sous l'effet de l'intense chaleur, soit par suite d'infiltration dans les terres asséchées.

Dans la Péninsule de Basse Californie, le tracé du relief et l'extrême sécheresse du sol empêchent la formation de cours d'eau importants, possédant un débit régulier, sauf dans le nord-ouest. Les deux versants de la péninsule sont sillonnés de profonds ravins secs et pierreux, qu'obstruent des matériaux entraînés par de forts courants nés de pluies rares, mais toujours orageuses. Celles-ci transforment les cours d'eau en torrents impétueux qui dévastent tout sur leur passage avant de se jeter avec violence dans la mer.

Nous avons déjà dit que le sol de la Péninsule du Yucatan est une dalle calcaire presque plate. Elle comporte cependant une unique série de collines appelées Sierritas qui se dressent dans la partie nord-ouest, près du littoral. Le Yucatan manque de cours d'eau en surface, car son terrain calcaire est perméable. L'eau de pluie s'infiltre pour former des lacs et des cours d'eau souterrains. La roche se dissout sous l'effet de l'eau et il arrive souvent que la voûte des grottes s'effrite et finalement s'effondre, laissant à découvert d'énormes puits, semblables aux dolinas, appelées localement cenotes.

FLORE  Le Mexique doit l'extrême diversité de sa végétation à la variété de son climat et de son relief.

Dans la très pluvieuse région de l'Isthme, et dans les parties les plus humides des plaines de Tabasco et des montagnes du nord, ainsi que dans les canons qui tailladent les plateaux centraux, on trouve d'épaisses forêts de bois précieux tels l'acajou, le santal et l'ébène. Des bois touffus recouvrent les plateaux et les pentes pluvieuses des montagnes. Les pâturages et les plantes fourragères, comme la luzerne, abondent dans les plaines bien irriguées. Dans les régions tropicales poussent des cocotiers dont on tire le coprah et des chicozapotes dont on extrait la gomme-résine ou chicIe, la matière première du chewing-gum. C'est dans ces régions chaudes que l'on trouve de nombreuses variétés de fruits tropicaux tels que les bananes, les ananas, les pastèques, les mangues, les papayes, la canne à sucre, le café, le cacao, le riz, le maïs.

Dans les plaines centrales du Haut Plateau, on cultive de nombreuses sortes d'arbres fruitiers : poiriers, pommiers, pêchers, abricotiers, orangers, citronniers et autres agrumes. On y cultive aussi des fraises et des framboises. On y plante toutes sortes de légumes et autres produits horticoles, ainsi que des oléagineux tels le sésame, le lin, la cacahuète, le coton. Les champs de céréales y sont abondants, surtout les surfaces destinées au maïs et au blé. Dans des terrains propices, on cultive la vigne.

On trouve une végétation plus résistante à la sécheresse dans les régions où les pluies sont rares : acacias, guayules, magueys, yuccas, laitues sauvages, nopals, gingidium, cactus et des pâturages pauvres.

L'henequen (sisal), dont la culture est l'une des principales ressources de cette péninsule, pousse au nord et au nord-ouest du Yucatan. Mais la culture du sisal est actuellement en régression. Elle s'est répandue dans d'autres pays et en outre, ce matériel est fortement concurrencé par les fibres synthétiques.

Parmi les zones agricoles les plus importantes, il faut mentionner la région d'El Bajio, dans le bassin occidental de la Vallée de l'Anahuac, qui produit une grande variété de fruits, de légumes, de produits horticoles et de céréales. La région dite Lagunera, avec ses vastes champs de coton et de céréales, et ses vignobles, constitue aussi une zone agricole importante. La région du Yaqui, autrefois aride et stérile est devenue, grâce à d'importants ouvrages d'irrigation, une contrée pleine de vie et recouverte de champs cultivés depuis des décennies. Car le Mexique a dû vaincre le grave problème du manque d'irrigation afin de pouvoir implanter l'agriculture et le bétail dans des régions autrefois complètement désertiques. Le pays possède maintenant de nombreux barrages, et autres ouvrages qui ont permis de transformer des régions entières en zones fertiles.

SOUS-SOL   Les réserves pétrolières du Mexique sont parmi les plus considérables du monde et son sous-sol est riche en minerais, surtout dans les régions de la Sierra Madre Occidentale, des Sierras de Zacatecas et de l'Axe Volcanique. Le Mexique est le premier producteur mondial d'argent et un grand producteur de zinc, de mercure, de plomb. Il possède des mines d'or, de cuivre, de fer, de soufre, de charbon, d'opales, des carrières de marbre et de tecali, des gisements de plâtre et de nombreux autres minerais.

LES HOMMES ET LEURS ACTIVITÉS  La ville de Mexico, y compris la zone suburbaine qui l'entoure, représente une population estimée à 19 millions d'habitants. Les autres villes les plus importantes sont : Guadalajara, Monterrey, Puebla qui ont plus d'un million d'habitants, San Luis Potosi, Mérida, Chihuahua, qui comptent plus de cinq cent mille habitants.

La langue officielle au Mexique est l'Espagnol. On a recensé plus de soixante langues originaires du Mexique. La religion la plus répandue est le catholicisme.

À côté de l'agriculture et de l'élevage, la pêche joue un rôle clé sur les côtes de la Basse Californie, du Pacifique et sur celles du Golfe du Mexique, par l'abondance et la variété du poisson et des crustacés. On pêche le pagre, la perche, le thon, la sole, le mérou, la langouste, la crevette, le crabe, le calamar, le poulpe, l'huître.

La pêche en eau douce est également importante dans certains lacs et fleuves et les poissons blancs de Patzcuaro, les carpes de Chapala et les truites des viviers de Lerma sont réputés.

L'exploitation forestière dans les forêts tropicales et dans les bois des régions tempérées et froides, produit des bois précieux, du chicle, du bois de charpente et des matières résineuses du tanin, du quinquina, des essences, de la cellulose et bien d'autres substances.

De nombreuses industries agro-alimentaires ont connu un développement important, entre autres la conservation de fruits et de produits horticoles, la fabrication de farines et pâtes alimentaires, le brassage de la bière, la vinification, la distillation d'alcools et de liqueurs, la fabrication de rafraîchissements, de cigarettes et de cigares, l'installation de raffineries de sucre, de conserveries de viandes, poissons et crustacés (frais, réfrigérés, congelés, salés), le traitement du lait (frais, concentré, déshydraté, en poudre) et des produits laitiers (crème, beurre, fromage), le tannage de peaux, la fabrication de pâte à papier, de carton, la papeterie, la fabrication d'allumettes, de jouets, d'objets d'art en bois, etc.

Le Mexique est très diversifié sur le plan industriel, il a créé des centrales hydroélectriques, des raffineries de pétrole, des industries métallurgiques, sidérurgiques, chimiques, d'appareils électriques et électroniques, des usines automobiles, des ateliers de construction de matériel de chemins de fer, des tissages et filatures (de laine, de coton, d'agave, de fibres synthétiques), des ateliers d'orfèvrerie, des verreries, une industrie porcelainière et beaucoup d'autres encore.

Il faut mentionner également les artisanats typiques des diverses régions, et parmi eux, les manufactures de rebozos (châles de soie), de sarapes (couvertures et ponchos de laine), d'articles de palmier, d'agaves, de bois, de différents objets d'art en or, en argent, en cuivre, ainsi que des pièces en céramique, verre, tecali, marbre, etc.

TRANSPORTS  Les dispositions des chaînes montagneuses et le climat de certaines régions ont tantôt constitué des obstacles invincibles, tantôt rendu difficile la construction de voies de communication. Pour cette raison, la région isthmique et les péninsules du Yucatan et de la Basse Californie ont été pendant très longtemps presque entièrement isolées du reste du territoire.

En 1993, le Mexique comptait 26.434 kilomètres de voies ferrées. Le réseau est plus dense dans le nord et surtout dans le centre du Pays que dans sa partie sud. Beaucoup plus étendu et mieux coordonné est son réseau de routes qui compte 245.433 kilomètres, dont 88.591 de routes asphaltées. Entre autres raisons, le tracé de voies carrossables a pu être réalisé dans des régions comportant des obstacles insurmontables pour les voies ferrées.

En ce qui concerne les voies fluviales, nous avons déjà indiqué précédemment les inconvénients que présentent les cours d'eau mexicains pour la navigation. En réalité, seuls sont navigables les fleuves du sud-est : le Papaloapan, le Coatzacoalcos, le Grijalva et l'Usumacinta.

Le Mexique dispose de 76 ports maritimes avec 76.400 mètres de quais. Le pays comporte 9.368 Km de littoral, mais la navigation maritime est relativement peu développée sauf en ce qui concerne la flotte pétrolière. Cela est dû en partie au fait que les côtes du Golfe du Mexique sont constituées par des plages et ne comportent pas de baies abritées des vents. Les eaux proches du littoral sont peu profondes et les cours d'eau s'y jettent parmi les bancs de sable, de sorte que des travaux considérables sont nécessaires pour leur permettre de recevoir des navires de fort tonnage.

Les côtes du Pacifique, en revanche, ont d'excellentes baies naturelles. Les ports les plus importants de ce littoral sont : Lázaro Cardenas, Salina Cruz, Guaymas et Manzanillo ainsi que Mazatlan et Acapulco qui constituent des escales pour de nombreuses croisières. Cependant, les ports du Golfe du Mexique sont plus importants que ceux du Pacifique car le mouvement commercial y est plus considérable. Les principaux ports du littoral Est sont : Veracruz, Tampico, Coatzacoalcos, Campeche et Tuxpan.

Il existe au Mexique plusieurs lignes aériennes locales ainsi que deux grandes lignes internationales privées, AeroMéxico et Mexicana de Aviación. Le pays dispose de liaisons aériennes avec tous les continents, car un grand nombre de lignes internationales font escale dans ses principaux aérodromes et toutes les villes importantes du Mexique possèdent des aéroports capables d'accueillir de gros avions. Les liaisons par voie aérienne prennent de jour en jour plus d'importance grâce à un réseau de 44 aéroports internationaux et de 39 nationaux.

La République Mexicaine possède tous les services réguliers de télécommunications : téléphone, postes, télégraphes, câbles, radiogrammes, radio et télévision.

La diversité des paysages et du relief, la variété des climats, la présence de nombreux sites archéologiques, de monuments de l'époque coloniale, les usages et les costumes typiques de certaines régions, ainsi que les multiples ressources artisanales représentent une grande attraction pour le tourisme qui se développe d'année en année.

Les plages d'Acapulco, Cancun, Zihuatanejo, Huatulco, Puerto Angel et Puerto Vallarta, pour ne citer qu'elles, sont célèbres pour leur beauté et pour la douceur de leurs eaux. Célèbres également, les lacs et les villages de l'État de Michoacan, les nombreuses sources thermales et minérales  des régions proches des zones volcaniques, les magnifiques paysages tropicaux de la région de Veracruz, les îles de Cozumel et de Mujeres, en face de la Péninsule yucatèque. Des villes pittoresques, comme Puebla, Morelia, Zacatecas, Taxco, Querétaro et Guanajuato, gardent encore toute leur saveur coloniale.

Parmi les nombreux sites archéologiques, il nous faut mentionner, pour ne citer que quelques-uns, ceux qui forment l'ensemble grandiose de Teotihuacan, dans la vallée de l'Anahuac, ceux de Tajin dans l'État de Veracruz, ceux de Chichen Itza, Palenque, Uxmal et Bonanpak, dans les régions, mayas, ceux de Monte Albán et Mitla, dans la région de Oaxaca.

Il existe à Mexico de très beaux musées qui recèlent des pièces d'une valeur inestimable, notamment des pièces archéologiques. La capitale possède également de nombreux monuments. Le voyageur trouve à sa disposition des hôtels modernes, luxueux ou plus modestes, mais confortables.

SITUATION   Le Mexique est situé dans la partie méridionale de l'Amérique du Nord, entre 86º46'et 117º8'de longitude ouest (méridien de Greenwich), 14º28' et 32º43'30" de latitude nord Il est limité au nord par les États-Unis, au sud-est par la République du Guatemala et le Bélice (Honduras britannique), baigné à l'ouest et au sud par l'Océan Pacifique, et à l'est par l'Océan Atlantique (Golfe du Mexique et Mer des Antilles).

SUPERFICIE La superficie du territoire mexicain est de 1.964.375 Km² (la France mesure 550.985 Km²). Son pourtour est d'environ 14.200 kilomètres ainsi approximativement répartis :

littoral du Golfe jusqu'au
Cap Catoche

2.500 Km

littoral de la mer des Antilles

600 Km

littoral de l'Océan Pacifique

7.400 Km

frontière avec les États-Unis

2.700 Km

frontière avec le Guatemala

850 Km

frontière avec le Bélice

150 Km

De l'extrême nord de la Basse Californie à l'embouchure du Rio Suchiate à l'extrême sud-est, la plus grande distance en ligne droite est d'environ 3.080 Km.

CLIMAT   Quarante-neuf pour cent du territoire possède un climat sec, 23,2% un climat tempéré (humide et sous humide) et 27,7% un climat chaud (humide et sous humide). Entre 400 et 1.500 mètres, la température est particulièrement clémente. La température moyenne annuelle de Mexico (situé à 2.240 mètres d'altitude) est de 16,5º. La saison sèche s'étend d'octobre à mai ; la saison des pluies de juin à septembre.

POPULATION  D'après les estimations les plus récentes, la population du Mexique était de 97,5 millions d'habitants environ (source : INEGI, XIIe recensement de la population, 2000).

LANGUE  On a recensé plus de soixante langues originaires du Mexique, dont la langue officielle est l'espagnol. Cinq millions et demi de mexicains parlent également une langue autochtone. Dans l'ensemble du pays, huit cent huit mille personnes parlent exclusivement une langue amérindienne

Les langues amérindiennes les plus parlées au Mexique de nos jours sont :

Le nahuatl

1.325.440

Le zapotèque

415.000

Le mixtèque

390.000

Le maya

777.000

L'otomi

283.000

Le tzeltal

283.000

Le tzotzil

263.000

 


Vos commentaires : embfrancia@sre.gob.mx